Le collectif « Ajoutons des paroles à la Marseillaise » lance un concours, ouvert jusqu’en juin 2019, pour ajouter à la Marseillaise un refrain et un ou plusieurs couplets qui reflètent les valeurs des Français d’aujourd’hui : Liberté, Égalité, Fraternité…

 

Ces paroles pourront être chantées à l’école ou dans les commémorations à la suite des paroles actuelles, et si un jour les Français le souhaitent, dans les stades.

Télécharger
Imprimer le texte
AEFMarseillaise.pdf
Document Adobe Acrobat 149.3 KB

 

La Marseillaise, hymne révolutionnaire ou patriotique, symbole universel de Liberté, est sans doute l’hymne national le plus célèbre au monde. Mais si les Français sont profondément attachés à son symbole et à sa musique, la majorité des personnalités de la société civile souhaite d’autres paroles, ou les critique, notamment le « sang impur » qui est, selon Michel Serres, «d’un racisme tel qu'on devrait avoir honte de l'enseigner aux enfants».
A contrario, une majorité de Français est contre le changement de ces paroles, pour trois raisons possibles : ils croient à l’infox du « sang impur » des soldats français ;
ils en ignorent le sens ; ils la jugent selon son intention, qui, tout en retournant l’expression raciste des nobles envers le peuple d’avant 1789, se voulait anti-raciste en 1792 ; mais ils font du coup abstraction de l’Histoire, ce que nous n’accepterions pas de nos voisins allemands qui, comme tant d’autres pays (Afrique du Sud, Belgique, Canada, Suisse, Russie, Rwanda...) ont modifié leur hymne.

 

Constatons-le : aujourd’hui, comme depuis plus de deux siècles, ce chant de guerre nous divise au lieu de nous rassembler. Un siècle après que les poilus ont refusé de le chanter en 1917-1918, la Marseillaise ne remplit toujours pas sa fonction d’hymne national, qui est, non seulement de faire mémoire, mais d'unir un peuple en exprimant des valeurs qui font consensus !

Humour révolutionnaire :

Revenu de la grande Révolution, le citoyen Rouget de Marseille, appelle à ajouter des paroles à la Marseillaise !


Comment redonner une unité à notre pays, entre ceux pour qui cet hymne est un monument de notre patrimoine, et ceux qui refusent d’avoir comme emblème un monument raciste à leurs yeux ?
Entre ces deux camps, reprenant la phrase de conclusion du colloque consacré à l’hymne à l’Assemblée en 2005,
nous proposons un processus pluraliste, évolutif et démocratique, dans la lignée de l'ajout en 1792 du «couplet des enfants».
Ce concours de textes poétiques - auquel l’État et tous ceux qui le souhaitent sont invités à participer - propose à tous les Français, et notamment aux jeunes, de réfléchir aux valeurs qui comptent à leurs yeux aujourd'hui, puis de s'en inspirer pour écrire des paroles qui expriment ce que, derrière la violence des mots, cet hymne symbolise pour beaucoup : un appel à combattre pour toutes les valeurs de la République, et donc aussi l’Égalité, la Fraternité…

 

                Collectif «  Ajoutons des paroles à la Marseillaise ! »

 

 

    Lire une présentation plus détaillée du projet

 

 De très nombreuses personnalités ont critiqué les paroles de la Marseillaise ou leur enseignement à l'école, ou refusent de les chanter, ou souhaitent les modifier ou en ajouter de nouvelles : Abbé PIERRE, Graeme ALLWRIGHT, Nicolas ANELKA, ARKANA, Clémentine AUTAIN, AXIOM, Charles AZNAVOUR, Eve BARRE, Julien BAYOU, Karim BENZEMA, Pierre BERGE, Charles BERLING, André BETTENCOURT, Abdennour BIDAR, Marie-Christine BLANDIN, Général de BOLLARDIERE, BOOBA, Alima BOUMEDIENNE-THIERRY, Christine BOUTIN, Dounia BOUZAR, José BOVE, Georges BRASSENS, Jacques de BOURBON-BUSSET, Général Georges BUIS, Eric CANTONA, Père CEYRAC, François-René de CHATEAUBRIAND, Général Jean-Loup CHRETIEN, Bernard CLAVEL,François de CLOSETS,François CLUZET, Jacqueline COSTA-LASCOUX, Régis DEBRAY, Christian DELORME, Jean DESESSARD, Harlem DESIR, Pierre DESPROGES, Natalie DESSAY, DISIZ,MAURICE DONNAY, Yves DUTEIL, Soeur EMMANUELLE, Claude ESTIER, Roger FAUROUX, Solange FERNEX, Eli FLORY, Geneviève de FONTENAY, Caroline FOUREST, Pr. René FRYDMAN, Michèle GENDREAU-MASSALOUX, Guy GILBERT, Françoise GIROUD, Valéry GISCARD D'ESTAING, Martin GRAY, Benoite GROULT, Philippe GUILHAUME, Paul GUTH, Marek HALTER, Gérard HOLTZ, Robert HOSSEIN, Victor HUGO, François-Régis HUTIN, IAM, Dominique JAMET, Jean JAURES, Geneviève JURGENSEN, Christian KAREMBEU, Jean-Claude KAUFMANN, KENNEDY, Alain KRIVINE, Arlette LAGUILLIER, Alphonse de LAMARTINE, Dominique LAPIERRE, Bernard LAVILLIERS, Claude LEMESLE, Bernard-Henry LEVY, Jeannie LONGO, Mgr LUSTIGER, Pasteur Jacques MAURY, Macha MERIL, Bertrand MEYER, Yves MICHAUD, Danielle MITTERRAND, Bernard MOITESSIER, Théodore MONOD, Laurent NAOURI, NICOLETTA, Yannick NOAH, Danièle OBONO, Pr Claude OLIVENSTEIN, Jacques PELISSARD, Jean PERROCHAUD, Jean-Marie PETITCLERC, Michel PLATINI, Edwy PLENEL, Patrick POIVRE D'ARVOR, Louis de POTTER, Philippe POUTOU, Hubert REEVES, Alain REFALO, RENAUD, Jean ROUAUD, Simone ROZES, Mgr ROZIER, Jacques SALZER, Dominique SCHNAPPER, Edmond SCHWOB, Jacques SEGUELA, Michel SERRES, SEYFU, SNIPER, Bernard STASI, Eric TABARLY, Bernard TAPIE, Christiane TAUBIRA, Haroun TAZIEFF, Jean-Claude TCHIKAYA, TIERS MONDE, Henri TISOT, Gilbert TRIGANO, Paul-Emile VICTOR, Dominique VOYNET, Antoine WAECHTER, Lambert WILSON, YOUSSOUPHA, ZINO…

 

ainsi que Alternatives non-violentes, Une Autre Marseillaise pour la France, ATTAC, la Bordelaise, Collectif Breton pour la Démocratie et les Droits de l’Homme, le Collectif Devoirs de mémoires, la FCPE, la Fédération Régions & Peuples Solidaires, Génération Médiateurs, le Journal des enfants, la Ligue de l'Enseignement 94, la Marseillaise de Graeme Allwright, Une Marseillaise pour les enfants, le Journal le Monde des ados, La nouvelle Marseillaise, les syndicats d’enseignants du Pays Basque (SE-UNSA, SNUIPP-FSU, LAB Éducation, Sud Éducation...), L’Union Démocratique Bretonne, les Éditions Thierry Magnier...